AXES

OMIRAS se veut une plateforme de recherche, d’animation et de diffusion de la recherche. N’émettant aucune opinion politique, il offre un cadre d’échanges où les idées et opinions peuvent être exprimées librement afin de favoriser le dialogue nécessaire en matière de mobilité humaine.

Il développe ses travaux autour de trois axes principaux qui sont les suivants:

Étude inclusive des migrations dans ses dimensions transnationales

Cet axe vise à analyser les migrations internationales dans une perspective multidisciplinaire. La mobilité humaine a façonné l’histoire de l’humanité et ceci depuis de siècles. Malgré l’existence d’une réflexion théorique riche, et diversifiée, les nouveaux enjeux liés à la mobilité humaine nécessitent encore une mobilisation des chercheurs.es en général et spécifiquement celle set ceux provenant des pays producteurs de migrants. Cet axe souhaite mettre en relief la pertinence de revoir les paradigmes de la migration actuelle afin de réfléchir sur une nouvelle théorie migratoire inclusive dans ses aspects micro (individuel) macro(collectif) et intégrant tous les aspects de la trajectoire du migrant. Par ailleurs cet axe permettra de voir que la migration n’obéit pas seulement à une logique universelle. Elle est dynamique, évolutive mais la migration comporte des spécificités (genre, position géographique, cultures, considérations économiques et démographiques, politique, frontières, entre autres) qu’il convient d’intégrer dans nos travaux afin de proposer des solutions justes et durables de la mobilité humaine.

Une réflexion critique sur la protection des réfugiés, sur le régime général d’asile

Cet axe interroge la place de l’asile dans la mobilité humaine. La question de la protection des personnes en exil dans un monde globalisé où le droit d’asile est pratiquement inexistant se pose avec acuité. Des millions d’hommes, de femmes et d’enfants fuient les guerres, les conflits, les conditions de travail et de vie difficiles et sont à la recherche d’une protection internationale. Depuis l’adoption de la Convention de Genève relative au statut des réfugiés et son protocole de 1967, plusieurs formes de protection sont déployées mais les configurations actuelles marquées par l’apparition de nouveaux motifs relatifs aux questions économiques, des inégalités sociales, les enjeux environnementaux, les déplacements internes, requièrent une analyse globale du système mondial d’asile. Cet axe permettra donc de repenser l’asile et ses objectifs humanitaires dans un contexte particulier de forte résistance de part et d’autre. Enfin, l’axe visera à questionner les solutions régionales afin de réfléchir sur un modèle d’asile conforme aux besoins des réalités contemporaines.

Une analyse ciblée sur les apatrides, l’état actuel de la protection des apatrides

Cet axe vise à analyser la question du droit à la nationalité et de son versant négatif, l’apatridie. En effet, plus de 10 million d’apatrides sont recensés à travers le monde et environ 1 million en Afrique de l’Ouest selon les chiffres officiels du HCR. Les causes de l’apatridie sont multiples : les lois discriminatoires à l’égard des femmes, la migration, les conflits, la sécession, les conflits de lois, etc. Et les conséquences sont désastreuses : violation des droits économiques et sociaux, droit à la reconnaissance de la personnalité juridique, regroupement familial, droit à la liberté, à la sureté, à la libre circulation, etc.

Face à l’ampleur de ce phénomène, OMIRAS se veut un cadre de réflexion, d’étude et de production permettant d’analyser le lien entre apatridie et migration, de documenter les cas d’apatridie notamment en Afrique, de proposer des pistes de réflexion pour une meilleure prise en compte des droits de cette catégorie vulnérable souvent ignorée par leur statut bien décrit par le HCR comme « ceux qui vivent dans l’ombre ».